Les dessous du Working Holiday Visa #1

C’est bien beau toutes ces photos de plages et les anecdotes sur les pingouins, wombats et wallabies mais il faut quand même que je vous explique comment ça se passe. En vrai.

Ça va bientôt faire deux mois que je suis ici et jusqu’à présent je n’ai travaillé qu’une semaine. Autant vous dire que la moitié de mon budget est déjà partie en fumée.

Bon ce n’est pas encore la panique à bord (même si ça ne saurait que trop tarder – dans probablement 1 mois). Et à vrai dire certains ont bien moins d’argent sur leurs comptes en banque donc je relativise.

Pour éviter le drame (rentrer à Paris en juin après seulement 4 mois ici), je prévois quand même de chercher du travail.

Mais pas tout de suite parce que je suis quand même en Working Holiday Visa et que le principe c’est quand même de voyager un minimum. Surtout qu’au final j’ai quand même passé 4 semaines à Melbourne (en comptant mes 2 passages) et 3 semaines en Tasmanie. J’ai envie de voir autre chose avant de m’installer quelques semaines pour trouver un boulot et renflouer les caisses.

Donc en attendant, je surveille mon budget et essaye d’économiser au maximum. Ça passe par les économies sur le superflu à savoir les restau, bières entre potes, les sucreries (j’ai sacrément réduit les doses de chocolat!), puis on achète le moins cher sans trop regarder la composition…

Puis après plus sérieusement et parce qu’on va pas se laisser mourir de faim (maman, papa je mange quand même bien hein ne vous inquiétez pas !), on essaye d’économiser sur ce qui grève vraiment le budget : le logement.

Alors ici il y a le Woofing et l’helpX qui permettent d’avoir le gîte et le couvert contre 4 à 5 heures de travail par jour. A vrai dire ça vaut pour pas mal de pays dans le monde. Il suffit s’aller sur le site helpx.net, de contacter les hôtes et d’attendre qu’ils acceptent ou non en fonction des disponibilités. Ça se passe généralement en ferme où on donne un coup de main avec les animaux ou alors sur de grandes propriétés où ils peuvent avoir besoin d’aide pour réparer une maison, faire un peu de jardinage … Mais pas forcément évident quand on a pas envie de rester longtemps ou de s’éloigner de la ville où on est.

Il y a aussi le couchsurfing. On « surfe » sur le canapé de locaux gratuitement. Ça permet de rencontrer du monde, de découvrir la ville différemment, d’échanger sur nos différences ou ressemblances culturelles, de philosopher un peu ou juste rigoler ! Et puis ça dépanne pas mal les backpackers en détresse (même si ce n’est pas le concept premier du couchsurfing).

Dans mon cas, il me fallait attendre 2 nuits et 3 jours supplémentaires avant de rejoindre mes futurs acolytes pour un nouveau road trip (je ne vous dis pas encore pour quelle destination). C’est ainsi que je me suis retrouvée à travailler dans l’auberge où je logeais.

Un peu en galère car pas de plan couchsurfing (faut dire que tout s’est décidé à la dernière minute) et pas vraiment envie de dépenser 70$ pour 2 nuits d’auberge (et pas envie d’aller dans une autre auberge non plus). Yvan un français à l’auberge depuis un moment vient me voir vendredi : « hey ça te dit de faire les pancakes dimanche? » Evidemment grosse aubaine puisque je commençais sérieusement à envisager de payer pour mes 2 nuits, je reponds oui et file à l’acccueil me porter volontaire.

Voilà le deal : je prépare les pancakes et les sert dimanche matin contre une nuit d’auberge gratuite.

Et comme j’ai besoin de 2 nuits, je demande s’ils n’ont pas besoin d’un coup de main pour autre chose. 2ème deal : je fais le ménage de nuit entre 3 heures et 5 heures du matin contre une autre nuit.

Au final 2 heures de ménage et 3 heures de boulot en cuisine et voilà 70$ d’économisés. Elle est pas belle la vie ?

Bon je dirais que le ménage un samedi soir n’est pas une partie de plaisir quand tout le monde laisse trainer ses bières et sa vaisselle mais ça reste faisable avec de l’organisation.

Les pancakes c’était plutôt sympa. On m’a donné la recette et les ingrédients. Il suffisait de suivre ce qui était écrit puis de les faire cuire et les servir pendant que toute l’auberge faisait la queue.

Oui bon, on te mets pas la pression, on te dis de la jouer détendue. Mais les pancakes du dimanche matin c’est sacré et tout le monde est bien là à 11h et fais la queue haha! En vrai c’était sympa, j’ai parlé à plein de gens et la recette on peut vraiment pas la rater donc tout s’est très bien passé !

Bref tout ça pour dire que c’est un bon plan quand on a plus beaucoup d’argent et qu’on cherche à économiser un maximum. Et je pense bien réitérer dans d’autres auberges ! Car oui ils ont toujours besoin de main d’œuvre, il suffit juste de demander. Et je me demande bien pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt …

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